samedi 1 novembre 2008

Est-ce un passage à vide?

À force de lutter en vain, arrive la déprime. Quand rien ne va! On
veut tout oublier. Rester couché, immobile. Des envies de partir loin,
d'être léger comme le vent. En avoir marre... de tout et de rien! Ne
plus être capable d'encaisser. Avoir l'impression d'être seule et sans
chaleur. Ne plus écrire car tout semble anodin, inutile et sans intérêt. Ne plus
courir. Ne plus rouler. Ne plus se lever.

Depuis 3 semaines, je suis malade... Au début, j'ai cru à une simple baisse de régime. Un petit malaise! Le surentraînement, peut-être? Mais voilà, j'ai continué mon entraînement. Bien sûr, je n'arrivais plus. Et plus, je m'acharnait... plus je... m'enfonçais!

Un tel comportement est une invitation aux bobos. Et ils arrivent au moment où l'on est au plus bas! Qu’ils sont 'mesquins', c'est bobos! Pas de pitié!

Alors, le sportif coure voir le médecin. Vite! Une solution! Des médecins qui après un diagnostique évasif prescrivent des pilules. Des pilules qui doivent guérir un mal inconnu, mais qui finalement, ne font qu’empirer le problème. Car, bien sûr, le sportif continue de s’entraîner. Il n'a rien compris! Le sportif va tout bonnement continuer. Il coure à sa perte. Il ne veut et ne peut pas arrêter. Ce n'est pas une option envisageable! En fait, il n'arrêtera pas tant qu’il n’aura pas atteint sa limite, son point de rupture.

Vendredi, j'ai atteint la mienne!


4 commentaires:

Sylvie Mallard a dit…

Repos forcé pour revenir encore plus fort ... reposes-toi bien Serge ;-)

Helene DNA a dit…

Hey, fais attention à toi! ;o) Il ne faut pas attendre d'atteindre le fond du baril pour réagir. Hier soir, je suis allée prendre une marche avec mon copain. Une marche pépère dans mon quartier. Et ça m'a fait du bien de réaliser qu'on n'est pas obligé de courir la broue dans le toupet ou de rouler à font la caisse pour profiter pleinement du moment! Loue un bon film, mange du pop-corn! Accorde-toi des petits plaisirs et pense à autre chose. Donne-toi un long taper jusqu'à ce que tu te sentes bien.

Geneviève a dit…

Oh! C'est toujours difficile à accepter un repos forcé! Mais c'est une expérience qui, comme dit Sylvie, permet de revenir plus fort... avec de nouvelles stratégies. Je suis une coureuse débutante, mais je suis aussi une ancienne physiothérapeute et une ancienne joueuse de volley de haut niveau. J'ai accumulé bon nombre de trucs pour guérir les blessures au fil du temps. Peut-être pourrais-je t'être un peu utile. N'hésite pas à communiquer avec moi si ça te dit.

Serge a dit…

Merci pour les conseils!

En fait, c'est surtout la semaine passée qui a été le plus dur. Entretemps, j'ai passablement ralenti (mais plus travailler!)

Comme la plupart des amateurs de sport d'endurance, je m'accroche et je lache difficilement le 'morceau'. C'est ma grande force lors des compétitions... mais... c'est également ma faiblesse en entraînement! Rouler à fond! Toujours à fond! C'est ma seule devise!

Disons que je dois être plus intelligent, plus patient, et surtout, être plus à l'écoute de mon corps.

Okay! Je sais que ca 'faux' de ma part... mais... Ca reste vrai!